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Lancement de mon site www.myprepa.fr 11 janvier 2012

Posted by Olivier Sarfati in Prépa HEC, Uncategorized.
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Chers lecteurs, je vous invite à venir découvrir mon nouveau site internet présentant de nombreuses nouveautés en cliquant sur le lien suivant : www.myprepa.fr

La métamorphose 5 novembre 2011

Posted by Olivier Sarfati in Uncategorized.
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Hier après-midi, j’ai eu le plaisir de revoir Paul, qui était venu me solliciter après être complètement passé à côté de sa première année en ECE à Ipecom. Notre premier contact « numérique » a tout de suite annoncé la couleur : fautes d’orthographe tous les dix mots, propos déstructuré, objectifs un peu flous, emphase excessive… Il y avait des raisons d’être inquiet ! Mais, il y avait aussi une énergie, une originalité, une vision décalée qui se dégageaient et qui, pour être honnête, me séduisaient. Nous nous sommes vus pour la première fois en juillet pour faire le point sur cette année ratée et bâtir une nouvelle stratégie pour l’avenir. Cette rencontre a confirmé mon intuition : Paul est un génie ! D’une éloquence rare pour son âge, il m’a narré pendant une heure son expérience fracassante de la prépa, sa volonté de mettre de l’originalité partout, son arrogance à l’égard d’un système qui uniformise au lieu de singulariser, son addiction aux jeux, à Internet, sa concentration en berne, son néant mathématique… Néanmoins, s’il y a une chose que j’ai apprise en 15 ans d’accompagnement d’étudiants, c’est bien qu’il ne faut pas casser cette originalité mais, au contraire, s’en servir pour faire jaillir le potentiel enfoui. On a alors échafaudé ensemble un plan d’attaque sur-mesure pour sa « deuxième » première année. Quatre mois se sont écoulés. Il était temps pour moi de revoir Paul, faire le point sur ce nouveau départ et lui livrer quelques documents précieux pour accompagner son envol. J’ai alors pris plaisir à constater sa métamorphose naissante. Paul n’est plus le même. Il a gardé sa folie mais il s’est créé des jalons. Il ne surfe plus sur Internet, il ne joue plus, il a changé la déco de sa chambre, il respecte un planning de travail… Quelle formidable leçon pour tous les damnés de la prépa et du système. Sortir du marasme le plus noir est désormais possible. Paul est en train de le prouver. Tout n’est pas encore parfait évidemment. Il est encore tôt pour dire si cet envol se traduira par une excellence académique. Mais, quelle qu’en soit l’issue, Paul aura réussi quelque chose de grand : changer de vie sans changer d’âme. Paul était un enfant hyperactif, au sens pathologique du terme. Il est devenu un « préparationnaire actif », au sens académique du terme. Je ne peux que m’en féliciter et attendre la suite avec délectation.

Concours 2011 : les résultats de mes élèves et leurs enseignements 19 juillet 2011

Posted by Olivier Sarfati in Prépa HEC.
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Encore une belle année pour une grande partie des élèves que j’ai coachés pendant des mois. Sur une quinzaine d’élèves suivis, une bonne dizaine intègre le top 6 (jusqu’à Audencia), avec notamment 7 admissibles à l’ESCP et un taux exceptionnel de 100% d’admis sur ces 7 candidats. Je pense notamment à Paul (Picpus) qui avait passé une année de vacances en bizuth et qu’il a fallu mettre au travail dès le début de notre collaboration en carré. Ses notes catastrophiques en maths en bizuth se sont volatilisées au profit d’un 20/20 à l’EDHEC et un 13,5/20 à l’épreuve de maths I à HEC. Egalement une mention spéciale à Inès (Carnot) qui n’avait rien eu en carré avec des notes catastrophiques en maths aux concours (4 de moyenne) malgré deux années de cours particuliers auprès d’un organisme soi-disant compétent… Une stratégie de coaching globale pour son année de cube à mes côtés (dans toutes les matières, notamment en maths, en économie et en culture générale, mais également au niveau de la gestion du stress, talon d’Achille très pénalisant lors de ses concours en carré)  lui a permis de revoir ses résultats en forte hausse dans toutes les matières (sauf en langues, bizarrement…) et d’intégrer l’école parisienne.

Même conversion exceptionnelle à l’ESSEC avec 6 heureux admis sur les 6 admissibles. A HEC, l’histoire s’est répétée : les plus motivés et les mieux préparés ont intégré. Sur mes 5 admissibles, 4 admis auront la chance de profiter du campus de Jouy-en Josas. Le seul sacrifié est malheureusement le seul à n’y avoir pas cru suffisamment tôt : trois semaines avant l’annonce des résultats, je lui ai proposé de le coacher pour l’oral de mathématiques, si redouté des admissibles de voie économique. Réponse de l’intéressé : « non, mais y’a quasiment aucune chance que je sois admissible donc laisse tomber. Attendons les résultats et avisons ensuite… » Le souci est qu’en apprenant son admissibilité à HEC, il a également appris qu’il n’allait avoir qu’une semaine pour réviser ces oraux, après plus d’un mois d’inactivité mathématique… Bilan : un 4/20 à l’oral de maths le prive de l’intégration à HEC alors que tous ses autres résultats étaient honorables. Cet élève, depuis le début de notre collaboration, ne cessait de me dire que l’EDHEC ou Audencia étaient ses objectifs ultimes et que son niveau de maths allait de toute façon lui fermer les portes des trois parisiennes. A l’arrivée, il loupe HEC mais termine à l’ESSEC avec plus de 16 de moyenne générale, dont 16 de moyenne en maths… J’ai beaucoup bataillé pour développer en lui ce mental de guerrier nécessaire pour décrocher les Grandes Ecoles. Mais la dernière marche était trop haute. Triste sort que de finir dans la grisaille de Cergy Pontoise, loin du campus de Jouy-en-Josas :-)

Une année s’achève, avec le petit “blues” qui en découle : après tant d’heures de coaching, devoir se séparer brutalement de tous les élèves n’est jamais chose aisée… Mais une nouvelle année démarre par ailleurs, avec de nouveaux élèves aux profils académiques et psychologiques variés. Une année de passion en perspective. Bonnes vacances à tous !

Coup de gueule : la loterie des entretiens de personnalité 18 juillet 2011

Posted by Olivier Sarfati in Prépa HEC.
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Les résultats des oraux viennent de tomber. Comme tous les ans, quelques surprises viennent bouleverser les certitudes. Cette année, la surprise est venue d’une note en entretien de personnalité : un modeste 10/20 décroché par l’une de mes élèves, Inès, à l’ESCP. Pourquoi « surprise » me demanderez-vous ? Et bien tout simplement parce que cette candidate présentait le projet professionnel le plus ambitieux et le plus prometteur qu’il m’ait été donné d’analyser en quinze ans de coaching d’étudiants. Son projet : développer une chaîne de pâtisserie haut de gamme en France et en Espagne. Dit comme cela, le projet peut paraître farfelu mais le détail est impressionnant. Inès a suivi pendant plusieurs années des stages de formation avec l’un des plus grands pâtissiers de France, Frédéric Cassel et, après discussion avec cet expert du métier, a décidé de se doter d’un diplôme d’école de commerce avant de suivre une formation diplômante de pâtisserie pendant l’année de césure de l’école de commerce. Cette double expertise est très rare et très recherchée dans ce milieu pour développer et gérer efficacement une chaîne de pâtisserie. En la « challengeant » sur son projet lors d’un entretien blanc, Inès était impressionnante de maturité, de détermination et de culture de ce marché spécifique. Elle connaissait quasiment tous les acteurs clés, en France mais aussi en Espagne et dans le monde, s’intéressait aux tendances actuelles, pouvait également vous parler pendant 5 minutes de sa première réalisation, un moelleux au chocolat en l’honneur de sa grand-mère… Bref, en un mot comme en cent, Inès méritait largement au-dessus de 15/20 pour l’originalité et la pertinence de son projet. Lors de cet entretien blanc, je lui ai mis 20/20 et elle m’avoua que tous ses entretiens blancs s’étaient également soldés par un 20/20…

A l’ESCP, le jury était constitué d’un professeur de management de l’école, d’un directeur de projet dans le secteur de l’urbanisme solidaire et d’un directeur financier d’une grande entreprise. Voici les morceaux choisis qu’Inès a bien voulu me livrer :

Le Jury : Mlle, pouvez-vous nous dire ce qu’il y a de plus important dans un chocolat ?

Inès :pour avoir un bon chocolat, il faut avant tout faire un bon choix de cabosse puisqu’elle détermine la qualité de la fève nécessaire pour extraire le cacao. On doit distinguer deux principales zones de récolte : l’Afrique, réputée pour son cacao amer et peu aromatisé, et l’Amérique Latine dont les chocolats sont plus chauds, plus aromatisés car les cabosses sont cultivées près d’autres cultures telles que les fruits rouges, la cannelle… 

Un peu plus tard pendant l’entretien :

Le jury :Mlle, pouvez-vous nous citer quelques chocolatiers présents en France et qui connaissent un grand succès ?

Inès :Oui, vous avez Jean-Paul Hévin, Patrick Roger, Pierre Hermé, Le Nôtre, Pierre Marcolini (chocolatier belge qui a une boutique à Paris)…

Le jury :Vous n’en voyez pas d’autres ?

Après quelques secondes de flottement et plusieurs autres grands noms cités, Inès réfléchit et lance :

Inès : Peut-être pensez-vous à la Maison du Chocolat ?

Le Jury : ahhh enfin !!! mais pourquoi n’y avez-vous pas pensé avant ?

Inès : parce que la Maison du Chocolat est une vraie réussite marketing mais n’est pas reconnu dans le métier comme étant un grand chocolatier français…

Nous touchons peut-être au moment clé de l’entretien… En mettant en évidence l’ignorance de l’un des membres du jury, Inès s’est mise en danger et je peux déjà deviner le débriefing qui a suivi : « Inès est vraiment imbue de sa personne. A 20 ans, avoir des certitudes comme cela est déplorable, blablabla… » Pourtant, Inès avait raison. A 20 ans, elle est déjà experte sur son secteur, bien plus que tous les membres du jury réunis, et ceux-ci auraient dû valoriser cette expertise, certes troublante, mais ô combien prometteuse pour l’avenir de cette candidate. Avec ce 10/20, le Jury a délibérément pris le risque de fermer la porte de l’école à cette candidate brillante.

L’histoire finit bien puisque, grâce à un 17/20 en économie et un 17/20 en espagnol, Inès fera partie des étudiants de l’ESCP. Son 17/20 en entretien à l’EML l’aurait, dans le pire des cas, conduite à développer son projet à Lyon mais je ne peux que m’offusquer de ces aléas insupportables qui souvent prennent leur source dans l’incapacité d’un Jury à juger en toute objectivité un potentiel.

Tous les ans, des histoires similaires se produisent, avec à l’arrivée, soit la nécessité de cuber (l’un de mes anciens, pourtant brillant en entretien, a cubé à cause d’un 7/20 en entretien à l’ESCP, il est aujourd’hui à HEC), soit l’obligation d’intégrer une école moins bien classée. Morale de l’histoire : puisque le pire est probable en entretien de personnalité, engrangez le maximum de points à l’écrit pour être à l’abri.

Autre morale possible : Vive HEC !!! (je vous rappelle qu’HEC est la seule école à ne pas proposer d’entretien de personnalité parmi les épreuves orales)

Journée HEC du 1er juin 2011 : compte-rendu des épreuves de mathématiques du concours HEC 6 juin 2011

Posted by Olivier Sarfati in Prépa HEC.
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Comme en 2010 (voir article de l’année précédente…), HEC ouvrait ses portes à tous les professeurs et proviseurs de prépa HEC pour établir un premier compte rendu des épreuves des concours de 2011. La commission « mathématique » réunissait les professeurs de mathématiques de prépa HEC ainsi que Claude Ménendian, le responsable des épreuves conçues par l’école HEC. En voici le compte rendu :

HEC Maths I (voie scientifique)

Barème :

- I (18%), II (18%), III (15%), IV (36%), V (13%) ;

- Le 20/20 est obtenu en réalisant environ 50% du sujet.

Commentaires :

 - La partie sur les nombres complexes a été catastrophique avec des difficultés à calculer un module aussi simple que celui de 1+i ou 1-i…

- Les deux exemples introductifs n’ont pas été bien traités dans l’ensemble ;

- Les questions 4c, 7 ont posé problème à beaucoup de candidats ;

- La question 10a a fait l’objet de développements catastrophiques…

- La question 18 n’a été traitée par aucun candidat ;

- Des raisons de se réjouir toutefois : les prestations sont moins dispersées que les années précédentes avec un écart type plus faible, une tendance au grappillage de moins en moins marquée et un cours qui est globalement su. La rédaction paraît également plus soignée que lors des années précédentes.

HEC Maths II (voie scientifique)

Barème :

- I (37%), II (30%), III (33%) ;

- Le 20/20 est obtenu en réalisant environ 2/3 du sujet.

Commentaires :

- Des erreurs sur la dérivée des racines carrées ;

- Les graphiques sont plus soignés que lors des années précédentes ;

- La définition d’un estimateur est très rarement rappelée. Il suffisait simplement de préciser qu’un estimateur est une fonction des observations indépendante du paramètre. On pouvait également parler de statistique.

HEC Maths III (voie économique)

Barème :

- Exercice (15%) ;

- Problème : I (27%), II (34%), III (24%) ;

- Le 20/20 est obtenu en réalisant environ 60% du sujet.

Commentaires :

- La rédaction a souvent été jugée trop désinvolte et sale ;

- Trop de démonstrations abusives (passage en force, bluff…) ;

- Le cours sur la fonction valeur absolue n’est souvent pas su ;

- Encore trop d’abréviations : IPP, CQFD, SRAC (sous réserve d’absolue convergence) ;

- Eviter l’utilisation des stylos BIC…

- Si une démonstration est analogue à celle d’une question précédente, les expressions « de manière analogue » ou « de même » sont autorisées.

Oral de mathématiques

Le responsable des épreuves de maths a également fait quelques commentaires sur les épreuves orales à venir :

- Aucune démonstration de cours ne sera demandée ;

- Une question de cours sera toutefois posée ;

- Le chapitre sur les probabilités sera toujours abordé, soit dans l’exercice à préparer, soit lors de la question sans préparation ;

- La question sans préparation rapporte plus ou moins trois points ;

- L’oral permet de mesurer la qualité de la réactivité des candidats ;

- L’aisance orale est valorisée ;

- Il ne faut pas écrire les détails des calculs demandés.

Les erreurs d’énoncé : le débat…

Comme les élèves l’auront sans doute remarqué, les épreuves de maths II ECS et de maths III ECE présentaient une erreur d’énoncé (grossière et pénalisante sur la maths II ECS, insignifiante sur la maths III ECE). L’occasion pour le responsable de l’épreuve, Claude Ménendian, et un responsable de la DAC (Direction des Admissions et Concours) de se défendre sur la procédure à suivre en cas d’erreurs (afin de mettre les élèves au courant pendant l’épreuve…).

Après des échanges vigoureux, nous sommes arrivés à la conclusion que, quelle que soit la procédure de « sauvetage », une erreur d’énoncé serait toujours vécue comme une injustice. Plutôt que de perdre du temps à optimiser la procédure en cas d’erreur, j’ai proposé de revoir en amont le processus de conception du sujet afin de proposer le jour J un sujet sans aucune erreur. Dans la procédure actuelle, le concepteur et le responsable de l’épreuve travaillent des mois durant sur le sujet et n’ont plus le recul nécessaire pour voir les « coquilles ». Pour viser le « zéro faute », l’idée est donc simple : faire intervenir, une fois l’énoncé finalisé, un professeur de mathématiques qui s’occuperait de faire le corrigé du sujet en temps réel (6-7h) quelques jours avant l’épreuve (certains ont même proposé la veille au soir pour éviter les fuites). Toutes les erreurs majeures seraient ainsi décelées et un erratum en cas d’erreur serait rapidement imprimé.

Claude Ménendian était d’accord et l’avenir nous dira si les conseils proposés lors de cette réunion auront été écoutés.

Entretien avec Laurent Blanc ou l’Eloge du Plaisir 2 janvier 2011

Posted by Olivier Sarfati in Prépa HEC.
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J’ai eu la chance de passer quelques jours de vacances en compagnie du sélectionneur de l’équipe de France de football et ancien champion du monde, notre bien-aimé Laurent Blanc. Je n’ai pas pu m’empêcher de lui poser des questions sur son ascension en tant que professionnel de football, le questionner sur ses recettes, ses stratégies gagnantes, sa discipline. Morceaux choisis : « Le football est avant tout un plaisir. Avant de rentrer dans le circuit professionnel, il n’y a pas vraiment à rationaliser, le plaisir est le principal guide. Une fois dans le circuit pro, le plaisir est encore la composante principale : ceux qui y arrivent sont ceux qui prennent du plaisir à s’entraîner et du plaisir à se faire diriger ». Concernant les moteurs personnels, pas vraiment de règle non plus : « parmi les joueurs de l’équipe de France, certains sont guidés par la quête personnelle, l’envie de réussir individuellement tandis que d’autres sont guidés par l’amour du collectif, l’envie de réussir une aventure commune ». Ces quelques propos me permettent de vous rappeler deux facteurs clés de succès pour mener à bien sa prépa HEC :

-      un moteur : vous ne pourrez pas travailler 12h par jour pendant plus d’un an et demi, sacrifier la plupart de vos week ends, limiter vos temps libres sans avoir un souffle, une énergie, un élan qui donne un sens à ce marathon inhumain ! Ce que l’on peut appeler « moteur » ou encore « motivation » ne peut venir que de vous. Il m’est très difficile de faire évoluer un élève s’il n’en a pas suffisamment « dans le bide » pour parler vulgairement. Mon moteur à moi était l’envie de prouver à mon entourage que j’étais capable d’être autre chose qu’un éternel second (mon frère aîné étant bien plus doué que moi). Pour d’autres, ce sera l’envie impérieuse de faire aussi bien que les cousins ou parents brillants. Certains auront un projet professionnel précis en tête. La prépa est donc une étape qui se choisit. Si vous la subissez, votre carburant sera insuffisant.

-      le plaisir, encore du plaisir, toujours du plaisir : ne nous voilons pas la face, les premiers mois de prépa sont généralement assez violents et le plaisir pris est généralement très limité voire inexistant. Après la tempête des premiers mois, vous prendrez progressivement plaisir à faire des mathématiques, répéter vos gammes, réfléchir sur une problématique d’histégé ou d’économie, apprendre de nouveaux mots en langues… Ce plaisir devra vous accompagner toute la deuxième année, notamment au moment des concours. Le stress se transformera alors en excitation. Les quelques secondes précédant la remise du sujet seront exquises. Guennadi Touretski, l’un des plus grands coachs de natation, va dans ce sens : « il y a quelque chose que je demande toujours à mes nageurs. Quand tu es sur le bloc de départ avant une course importante, en pleine concentration, est-ce que tu serais capable de sourire ? Si oui, alors tout va bien ! ».

Si vous vous reconnaissez dans cette description, alors la prépa est faite pour vous ! Excellente année 2011 au passage, pleine de réussite pour tous les candidats, mes élèves en tête :-)

Apprendre à apprendre… 14 juillet 2010

Posted by Olivier Sarfati in Prépa HEC.
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Voici un souci récurrent chez les élèves qui pensent n’avoir qu’une capacité de mémorisation limitée. Pour être sincère avec vous, je faisais également partie de ces élèves à la mémoire capricieuse et infiniment sélective… J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer : il y a des méthodes pour muscler votre mémoire et retenir l’impensable !

Cette année, une élève de troisième année (cube) m’a lancé « Olivier, inutile de te fatiguer, les formules de Taylor et la formule du Crible me résistent depuis deux ans, c’est foutu, je ne les retiendrai jamais… ». Je lui ai proposé une méthode lourde pendant 15 jours : écrire pendant 5 minutes au début de chaque séance de mathématiques une fiche intitulée « les formules qui me résistent » et énumérant l’ensemble des formules qui ne voulaient pas rentrer. Quinze jours plus tard, le tour était joué !

Autre anecdote : une élève également en difficulté lorsqu’il s’agissait d’apprendre du vocabulaire italien m’a sollicité pour lui donner des conseils. Ayant eu un nombre non négligeable de cours avec cette élève, j’ai très vite cerné que sa mémoire fonctionnait préférentiellement selon les modes dits visuel et « kinesthésique » c’est-à-dire qu’elle a besoin d’être dans le visuel, l’émotion, le sensoriel pour imprimer les choses dans son cerveau. Je lui ai alors livré un secret : « pour retenir un mot, raconte-toi une histoire aussi loufoque que possible incluant ce mot et ce sera gagné ».. Je lui ai pris l’exemple du mot « genou » qui se dit apparemment « ginocchio » en italien. Je lui ai alors improvisé l’histoire de Pinocchio dont la particularité est d’avoir des articulations en bois et notamment les genoux qui chez lui s’appellent évidemment des « ginocchio » ! Et le tour était joué. Elle retiendra ce mot toute sa vie. Et moi aussi au passage ! J’appliquais également cette technique d’apprentissage en mathématiques, notamment pour retenir les formules de trigonométrie. Je faisais alors parler les cosinus et les sinus pour retenir les fameux cos(a+b) et sin(a+b)…

Chaque étudiant est particulier, certains seront plutôt visuels, d’autres auditifs et d’autres enfin kinesthésiques. Le plus souvent, on est un peu des trois à la fois et le tout est de solliciter en alternance ces trois canaux d’apprentissage (visuel, auditif, kinesthésique) pour imprimer au mieux. Dernier conseil : comme le suggérait Roger Sperry (prix Nobel pour ses travaux sur le cerveau), faites toujours travailler votre hémisphère cérébral gauche (celui de la logique, de la raison) avec le droit (imagination, rythme, couleurs…) pour retenir une information. Si des mots, des formules, des dates vous résistent, soyez donc fous, créez, faites apparaître des images, inventez des histoires et tout, je dis bien tout, restera imprimé à jamais.

Journée HEC du 6 juin 2010 : Rencontre avec le responsable de l’épreuve de mathématiques à HEC 6 juin 2010

Posted by Olivier Sarfati in Prépa HEC.
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Comme tous les ans, la journée HEC est l’occasion de réunir tous les proviseurs et professeurs de classes prépa sur le campus de Jouy-en-Josas afin de faire un premier bilan des concours. Dans son discours introductif, le directeur d’HEC, Bernard Ramanantsoa, a rappelé les vertus associées au candidat recherché : « le travail, le sens critique, la lenteur et le plaisir ». Ces quatre notions résument assez bien le changement profond qu’il faut opérer lorsqu’on sort de terminale : un jeune bachelier, en caricaturant à peine, ne sait pas encore ce que signifie le mot « travail », est souvent dépourvu de sens critique, veut tout obtenir tout de suite sans effort et prend peur à la moindre mise en échec. Ces deux années de prépa vont être un formidable laboratoire de métamorphose : les professeurs de prépa et coachs ont pour mission d’opérer cette transformation.

Suite à ce discours, le responsable des concours fait un tour d’horizon de ces concours 2010 en rappelant quelques idées clés :

-      le brassage des copies est suffisamment complexe pour rendre complètement inefficace toute stratégie soit disant « gagnante » dans le choix du centre d’écrit. Inutile donc d’aller passer ces concours à Toulon, Annecy ou Limoges pour espérer glaner quelques points…

-      Sur certaines épreuves, les correcteurs peuvent corriger jusqu’à 250 copies chacun (9400 copies pour 38 correcteurs sur le sujet de contraction de texte). Pour l’épreuve de mathématiques, l’information n’est pas donnée mais une chose est sûre : la forme doit être parfaite ! Je passe une grosse partie du temps de coaching à demander à l’élève de soigner sa rédaction au maximum, de rappeler les conditions des théorèmes de façon percutante (il y a des recettes…) afin de rendre la copie plus agréable que les autres. Sur 200 copies corrigées, le correcteur a besoin d’aller vite. Il faut alors lui faciliter le travail par une présentation irréprochable. Ce point est déterminant pour réussir.

-      La recherche de « compétences » : ce terme prononcé par le responsable des concours souligne l’importance de la qualité proposée par le candidat, au delà de la quantité déployée. HEC recherche des candidats « capable de… » et non pas uniquement des candidats qui pondent du chiffre ! En mathématique, cela se traduit par la recherche permanente des points de rédaction, de rigueur, que les étudiants moyens ne verront pas. La recherche de la qualité de la démonstration doit dépasser la volonté binaire d’atteindre le résultat.

Après cette mise en bouche fort intéressante, le programme se poursuit avec la commission réunissant tous les professeurs de mathématique et le responsable des épreuves HEC. Voici le compte-rendu de ce qui s’est dit :

HEC Maths 3 (voie économique) :

Barème :

-      exercice 1 : 22%

-      Problème : I (23%), II (28%), III (27%)

-      Le 20/20 était obtenu en réalisant 70% du sujet

Quelques chiffres :

-      1858 candidats pour cette épreuve

-      moyenne des copies : 9,4

-      Ecart-type : 4,60

-      157 copies ont entre 16 et 20

-      36 copies ont 20/20

-      plus de 50 candidats ont entre 19 et 20

Compte-rendu qualitatif :

-      exercice 1 jugé progressif et intéressant

-      problème pas suffisamment progressif

-      démonstrations abusives (arnaques…), copies sales

-      les formules sur la variance d’une somme ou d’une différence sont escamotées

-      le théorème de la limite centrée et le théorème de transfert sont mal connus

-      confusion entre variable et loi

-      la loi du minimum de deux variables aléatoires est mal maîtrisée

CCIP maths 2 (voie scientifique) :

Barème :

-      I (40%), II (35%), III (25%)

-      Le 20/20 était obtenu en réalisant 60% du sujet

Quelques commentaires :

-      la première question (I1a donc) du sujet annonçait très rapidement la couleur : abordée par 85% des candidats mais avec un taux de réussite de 15% seulement. Bien que très classique, le thème de cette question était traité différemment : il fallait penser aux DL…

-      la question I4a, abordée par 83% des candidats n’a connu qu’un taux de réussite de 33%…

-      la définition d’un estimateur est souvent inconnue…

HEC maths 1 (voie scientifique) :

Barème et chiffres :

-      I (32%), II (30%), III (30%), IV (8%)

-      2601 copies

-      moyenne de 10,2

-      écart-type de 4,83

-      48 candidats ont 20/20

-      160 candidats ont entre 19 et 20/20

-      343 candidats ont plus de 16/20

-      les meilleurs ont eu 70/140 (ie ont résolu la moitié du problème)

-      en faisant entre I et II, on avait largement 20/20 (le responsable  de l’épreuve n’a pas été précis)

Commentaires : cette épreuve « à thème » a fait l’objet de longs débats, parfois houleux ! Cette année, le sujet a été conçu par un professeur d’HEC et non pas un ancien  professeur de classe prépa. Dans leur grande majorité, les professeurs ont trouvé l’épreuve inadaptée au public visé. Les exemples de la partie I étaient compliqués et les quelques questions abordables étaient difficilement repérables. Afin d’en savoir un peu plus sur la stratégie derrière, j’ai alors demandé au responsable si, en concevant ce sujet, HEC avait pour ambition de sélectionner les candidats les plus robustes psychologiquement, quitte à mettre au tapis certains bons candidats plus fragiles. Le responsable a alors rappelé les consignes de la direction d’HEC : « l’épreuve HEC doit être un chemin de croix »…  A l’avenir, les épreuves resteront difficiles afin de sélectionner les meilleurs, les plus compétents mais aussi les plus solides.

Apprendre à désobéir… 11 mars 2010

Posted by Olivier Sarfati in Prépa HEC.
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La peur de se faire virer, l’envie de faire plaisir aux professeurs, la crainte de passer au tableau sont les principales raisons qui poussent les élèves à vouloir à tout prix respecter les travaux exigés des professeurs. Mes très chers élèves, je vous l’affirme haut et fort, cette stratégie n’est pas payante. Sachez que les professeurs se concertent rarement pour répartir la charge de travail entre eux. Il n’est pas rare que les élèves aient à faire sur une semaine une dissertation de philo, un devoir de maths, mais aussi des thèmes versions dans les deux langues… Certains professeurs de philo mégalo exigent même parfois des élèves qu’ils lisent des pavés de philo énormes pendant l’année. Dans ce cas, une solide organisation ne suffit pas : il faut également être capable… de désobéir. Non, non, ce n’est pas une faute de frappe, je vous le répète : désobéissez ! ne faites pas tout ce qu’on vous demande. Si un professeur de langues vous donne 4 versions à faire, concentrez-vous sur les deux premières et négligez les deux dernières. Si votre professeur de maths vous donne dix exercices à faire du jour pour le lendemain, essayez d’en faire deux ou trois, max. D’autant que ces exercices sont souvent infaisables sans une vraie maîtrise, que l’on acquiert généralement en deuxième année. Et si vous passez au tableau sur un exercice que vous n’avez pas fait, ça n’est pas la fin du monde. Le ridicule n’a jamais tué personne. Si en langue encore, le professeur vous donne un chapitre entier de vocabulaire à apprendre, n’apprenez que l’essentiel. Pour l’anecdote, un élève m’a récemment avoué qu’il avait appris tout le chapitre de vocabulaire de peur d’être interrogé. Il a même ingurgité le mot « smoldering » qui veut dire « encore fumant » et qu’il n’utilisera jamais plus…

Sachez que vous ne jouez pas votre passage en deuxième année, ni votre concours, sur ces petits travaux intermédiaires. Tout se jouera aux concours blancs, et in fine, aux concours. Alors suivez ce conseil : respecter le sacro-saint planning de travail que je vous ai proposé ou que vous vous êtes construit en variant les plaisirs, en faisant des révisions en permanence, en travaillant les bases et non pas la fioriture. Objectif : le concours, et rien d’autre. J’irai même plus loin : c’est en respectant le planning, quitte à désobéir, que vous aurez le plus de chance de « performer » aux concours blancs et donc de passer en seconde année. Trust me.

Concours de plus en plus difficiles, candidats de moins en moins préparés… 2 janvier 2010

Posted by Olivier Sarfati in Prépa HEC.
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La difficulté des sujets de concours en mathématiques en voie S est grandissante (avec certains sujets “fous”) et la tendance n’est pas au retour de la facilité. Certaines rumeurs font état de la volonté d’HEC de faire de son concours une vitrine qui se rapprocherait de la difficulté des meilleures écoles d’ingénieurs. Question de crédibilité.

Parallèlement, on constate unanimement une baisse du niveau académique des élèves rentrant en prépa. Pourquoi ? Pour ma part, je l’associe à deux facteurs :

-       un parcours scolaire moins périlleux avec des passages en classe supérieure quasi systématiques et en bout de chaîne un baccalauréat « donné »

-       l’évolution sociétale de notre jeunesse qui vit au rythme de l’instantanéité, de facebook, twitter, myspace, séries TV… et qui ne sait plus vraiment ce que les mots « travail », « concentration », « réflexion » signifient.

Ce début d’année scolaire 2009-10 confirme la tendance : certains élèves ne peuvent se passer de leur heure quotidienne de chat sur facebook ou de leur demi-heure de séries TV US en streaming apparemment « redynamisante ». Ils sont tous extrêmement impatients et veulent de bons résultats rapidement. J’ai par exemple réalisé que l’un de mes bizuths faisait des sujets de l’EDHEC dès octobre « au cas où ça tombe au concours blanc »…

Dans ce contexte, au delà du travail technique des mathématiques, mon travail de coach en ce début d’année scolaire a été le suivant : apprendre à apprendre, apprendre à se concentrer, à être patient, à accepter d’être « mauvais » au début (contrastant avec les bons résultats illusoires du lycée…), à désobéir aux professeurs fous qui matraquent de travail, à accepter le regard parfois malveillant de ses camarades. On est bien loin des mathématiques mais ce travail préalable est indispensable pour aller percer le mystère de cette complexité grandissante dont je parlais au début.

Ce métier est décidément passionnant…

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